Les principales autorités musulmanes de la République centrafricaine ont affiché un front commun à la suite de l’attaque survenue à Amdafok. Reçus ce jeudi par le président de la République, le Pr Faustin Archange Touadéra, les responsables du Conseil supérieur islamique de Centrafrique et du Conseil national des imams ont remis une déclaration conjointe condamnant avec fermeté cette attaque, qu’ils qualifient d’acte contraire aux valeurs de l’islam et aux efforts de paix engagés dans le pays.
Dans leur déclaration, les deux institutions religieuses ont exprimé leur profonde compassion aux familles des victimes et adressé leurs vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées. Elles ont également dénoncé une agression attribuée à des mercenaires venus d’un pays voisin, rejetant toute tentative d’associer ces violences à la communauté musulmane centrafricaine.
Les signataires ont insisté sur le fait que ni le Conseil supérieur islamique de Centrafrique ni le Conseil national des imams ne sauraient cautionner de tels actes. Ils ont rappelé que la République centrafricaine s’est résolument engagée sur la voie de la réconciliation nationale et de la paix, tournant le dos aux années de conflits armés.
En recevant cette déclaration, le président Faustin Archange Touadéra a réitéré sa condamnation des attaques perpétrées à Amdafok et appelé les Centrafricains à rejeter toute forme de violence. Le chef de l’État a également encouragé les leaders musulmans à poursuivre leurs actions de sensibilisation et leurs prières en faveur de la paix et de la cohésion nationale.




