La situation sécuritaire à Am-Dafock, localité stratégique du nord-est de la République centrafricaine, demeure confuse après l’attaque menée le 30 juin par des groupes armés. Alors que le gouvernement centrafricain affirme avoir repris le contrôle de la ville, plusieurs sources indépendantes citées par le RJDH soutiennent que la localité est actuellement occupée par les rebelles.
Dans un communiqué officiel, les autorités centrafricaines assurent que les Forces armées centrafricaines (FACA) ont repoussé les assaillants et maintiennent leur emprise sur Am-Dafock. Cette version est également défendue par le gouverneur de la région du Fertit, Thierry Evariste Binguinendji, qui a déclaré au RJDH que « la ville est sous contrôle des forces loyalistes ».
À l’opposé, l’Alliance de Sursaut Patriotique (ASP), groupe armé ayant revendiqué l’offensive, affirme dans deux communiqués publiés entre le 30 juin et le 3 juillet que ses combattants contrôlent Am-Dafock et poursuivent leur progression en direction de Birao.
Selon des informations recueillies par le RJDH auprès de plusieurs sources indépendantes, les rebelles exerceraient effectivement le contrôle de la localité, tandis que les éléments des FACA se seraient repliés dans la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
Des sources anonymes proches de la présidence de la République, également citées par le RJDH, confirment cette situation tout en annonçant une contre-offensive imminente. Selon elles, des renforts militaires dépêchés depuis Bangui seraient déjà en approche afin de reprendre le contrôle de la ville.
Sources originales : Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) ; communiqués officiels du gouvernement centrafricain ; communiqués de l’Alliance de Sursaut Patriotique (ASP).




