Tchad : Fatimé Souckar Terab oppose une fin de non-recevoir au gouvernement et rappelle la primauté du peuple

La polémique née du récent point de presse du ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement, continue de susciter des réactions. Cette fois, c'est Fatimé Souckar Terab qui monte au créneau avec une déclaration au ton ferme, plaidant pour le respect de la parole citoyenne et le rôle du peuple dans le fonctionnement des institutions républicaines.

La polémique née du récent point de presse du ministère de la Communication, porte-parole du gouvernement, continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est Fatimé Souckar Terab qui monte au créneau avec une déclaration au ton ferme, plaidant pour le respect de la parole citoyenne et le rôle du peuple dans le fonctionnement des institutions républicaines.

Dans un texte largement relayé, elle répond directement à une interrogation formulée lors de la conférence de presse gouvernementale : « Qui êtes-vous pour dire que le gouvernement s’exprime mal ? ». Pour elle, la réponse est sans ambiguïté : les citoyens sont les premiers concernés par l’action publique et disposent d’un droit légitime à questionner, critiquer ou demander des explications aux autorités.

Selon Fatimé Souckar Terab, la relation entre gouvernants et gouvernés ne saurait être inversée. Elle rappelle que, dans une République, le gouvernement est comptable de son action devant le peuple, et non l’inverse. Elle insiste sur le fait que l’expression d’une inquiétude ou d’un désaccord ne constitue ni une hostilité envers l’État ni une remise en cause des institutions, mais relève de l’exercice normal de la citoyenneté.

Son intervention élargit également le débat aux préoccupations quotidiennes des Tchadiens. Coût de la vie, emploi, accès aux soins, éducation, sécurité, état des routes ou encore conséquences des inondations : autant de sujets qui, selon elle, devraient occuper le centre des échanges entre les pouvoirs publics et les citoyens. « Un peuple qui parle n’est pas un peuple qui menace », affirme-t-elle, estimant que l’écoute des attentes populaires demeure une condition essentielle du renforcement de la démocratie.

Fatimé Souckar Terab appelle au respect de la souveraineté populaire, rappelant que les fonctions publiques sont des mandats confiés par la Nation et non des privilèges. Elle clôt son message par une formule forte : « Les dirigeants passent. Le peuple, lui, demeure », invitant les responsables publics à privilégier le dialogue avec les citoyens plutôt que la confrontation.

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