Tchad: la CNDH mise sur la société civile pour renforcer la protection des personnes vulnérables

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) entend consolider son dialogue avec les organisations de la société civile afin de rendre son action plus proche des populations. Cette volonté s’est de nouveau illustrée ce vendredi 7 août 2026, à l’occasion d’une audience accordée au Coordonnateur du Collectif des Associations et Mouvements des Jeunes du Tchad (CAMOJET).

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) entend consolider son dialogue avec les organisations de la société civile afin de rendre son action plus proche des populations. Cette volonté s’est de nouveau illustrée ce vendredi 7 août 2026, à l’occasion d’une audience accordée au Coordonnateur du Collectif des Associations et Mouvements des Jeunes du Tchad (CAMOJET).

Le Président de la CNDH, Belngar Larmé Jacques, a reçu le Coordonnateur du CAMOJET, accompagné du secrétaire général de l’organisation, pour une séance de travail consacrée aux enjeux liés à la promotion et à la protection des droits humains au Tchad.

Au cœur des discussions, la nécessité de renforcer les passerelles entre l’institution nationale des droits de l’homme et les acteurs de terrain. Pour la CNDH, les organisations de la société civile constituent des relais indispensables auprès des communautés, notamment lorsqu’il s’agit d’identifier les difficultés rencontrées par les personnes vulnérables et de contribuer à la défense de leurs droits.

La jeunesse au cœur du partenariat

Les échanges ont notamment porté sur la participation des jeunes aux initiatives de la CNDH. Les possibilités de stages et l’implication accrue de la jeunesse dans les activités de l’Institution figurent également parmi les pistes évoquées.

Le CAMOJET a, de son côté, présenté les actions conduites par son antenne du Sud en faveur des mineurs et des femmes vulnérables en détention, dans le cadre d’un partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Des interventions qui visent notamment à contribuer à une meilleure prise en charge des personnes privées de liberté appartenant aux catégories les plus fragiles.

Cette expérience illustre, selon les acteurs présents, l’importance d’une collaboration entre institutions et organisations de proximité pour faire des droits humains une réalité concrète pour les populations.

Une coopération appelée à s’intensifier

Le Coordonnateur du CAMOJET a salué la qualité des relations entretenues avec la CNDH et rappelé l’importance de la Convention de collaboration conclue entre la Commission et les Associations de Défense des Droits de l’Homme (ADH), dont le CAMOJET est membre.

Pour sa part, le président de la CNDH a réaffirmé que l’accomplissement du mandat constitutionnel de l’Institution ne saurait se faire sans une coopération étroite avec la société civile. Il considère ces organisations comme des partenaires de proximité, capables de contribuer à la défense des libertés fondamentales et à la protection des populations exposées aux violations de leurs droits.

La rencontre, à laquelle ont également pris part le Directeur de Cabinet Koumandegal Lazarre, le Conseiller technique Jean-Bosco Manga et le Secrétaire général de la CNDH Mahamat Hassan Bremé, marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre l’institution chargée de veiller aux droits humains et les organisations engagées sur le terrain.

Au-delà du dialogue institutionnel, l’enjeu est désormais de transformer cette coopération en actions concrètes, particulièrement au bénéfice des femmes, des enfants, des jeunes et des autres personnes en situation de vulnérabilité.

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