La situation sécuritaire dans la Nana-Mambéré reste sous surveillance. Le 19 août 2026, une mission d’évaluation de la MINUSCA s’est rendue à Baboua et Beloko pour recueillir les préoccupations des autorités locales et faire le point sur la protection des populations civiles.
Conduite par Jasminka Kombric, cheffe du Bureau régional de Bouar, la mission a d’abord fait étape à Baboua, à 104 kilomètres de Bouar. Les échanges avec les autorités ont porté notamment sur les mouvements signalés du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), les menaces attribuées aux anti-balaka et la situation à la frontière. Le récent glissement de terrain survenu sur le site minier de Zamboye a également été évoqué. Plusieurs blessés ont été pris en charge, tandis qu’une évaluation des conséquences de l’incident se poursuivait.
Malgré ces différents points de vigilance, les autorités locales ont décrit une situation globalement calme, sans incident majeur récemment enregistré contre les civils.
À Beloko, ville située à 147 kilomètres de Bouar et à proximité immédiate de la frontière avec le Cameroun, les discussions ont davantage porté sur les risques liés à la porosité de la frontière. Les responsables locaux ont insisté sur l’importance d’une coopération renforcée entre les forces de sécurité centrafricaines et camerounaises pour prévenir les menaces transfrontalières. Aucun incident récent attribué au groupe 3R n’a toutefois été signalé dans cette zone.
À travers cette mission, la MINUSCA entend maintenir un dialogue étroit avec les autorités locales dans une région où les enjeux sécuritaires restent étroitement liés aux dynamiques frontalières. L’objectif affiché demeure la protection des civils, le suivi des risques sécuritaires et la consolidation de la stabilité dans les zones sensibles de la Nana-Mambéré.





