Santé : le Tchad et l’OMS évaluent à mi-parcours leur plan biennal de coopération 2026-2027

La secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine, a lancé ce mercredi 2 septembre 2026 à N’Djamena les travaux de l’atelier de revue conjointe du plan biennal de coopération entre le Gouvernement du Tchad et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la période 2026-2027.

Cette rencontre constitue une étape importante dans le suivi de la mise en œuvre des engagements pris entre le Tchad et l’OMS. Elle vise notamment à évaluer les progrès réalisés au cours du premier semestre 2026, à identifier les difficultés rencontrées et à dégager des ajustements nécessaires pour accélérer la réalisation des objectifs sanitaires fixés pour l’année.

Prenant la parole, la représentante de l’OMS au Tchad, Dr Blanche Anya, a rappelé que cette revue conjointe à mi-parcours du plan de travail 2026 s’inscrit dans le cadre du plan biennal de coopération 2026-2027 conclu entre le Gouvernement tchadien et l’OMS.

Selon elle, ce plan repose sur les priorités nationales définies dans le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et leur déclinaison dans le quatrième Plan national de développement sanitaire (PNDS4).

Dr Blanche Anya a souligné que plusieurs avancées importantes ont été enregistrées au cours du premier semestre 2026, grâce au leadership du Gouvernement, à l’engagement des acteurs nationaux et à l’appui coordonné des partenaires.

Ces progrès s’inscrivent, a-t-elle précisé, dans les trois objectifs stratégiques du quatorzième Programme général de travail de l’OMS (PGT14), tels qu’ils ont été convenus dans le plan biennal 2026-2027 signé en début d’année entre le Tchad et l’organisation.

La représentante de l’OMS a également réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les sociétés savantes, notamment dans le domaine de la cardiologie, ainsi que les différentes organisations nationales dans les campagnes de sensibilisation, de dépistage précoce et d’orientation des patients. Ces actions concernent notamment les journées consacrées à la lutte contre le cancer, l’hypertension artérielle, le diabète, la drépanocytose et d’autres maladies non transmissibles.

Pour sa part, la secrétaire générale du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine, a indiqué que cet atelier intervient à mi-parcours de la mise en œuvre du plan biennal 2026-2027. Elle l’a présenté comme un moment stratégique de réflexion collective, de redevabilité et d’ajustement, en cohérence avec la volonté commune de renforcer une gouvernance sanitaire fondée sur les résultats, l’efficience, la transparence et la redevabilité.

« Ce cadre d’échanges offre l’opportunité d’évaluer objectivement les progrès réalisés au cours du premier semestre 2026, d’identifier les goulots d’étranglement rencontrés dans la mise en œuvre des interventions prioritaires et surtout de proposer des ajustements concrets en vue d’accélérer l’atteinte des objectifs sanitaires d’ici fin 2026 », a-t-elle déclaré.

Malgré les progrès enregistrés, le système de santé tchadien demeure confronté à plusieurs défis. Il s’agit notamment du renforcement de la résilience face aux urgences sanitaires, de l’amélioration de la coordination multisectorielle, de la mobilisation et de l’utilisation efficiente des ressources, ainsi que de l’intégration effective des interventions à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Face à ces défis, Dr Toralta Nodjitoloum Joséphine a insisté sur la nécessité de consolider une approche collaborative et inclusive. La méthodologie participative retenue pour cet atelier doit permettre, selon elle, de capitaliser sur les expériences de terrain, les bonnes pratiques et les leçons apprises, tout en renforçant l’alignement des différentes interventions sur les priorités nationales.

La diversité et la représentativité des participants, issus de différents profils et disposant de compétences variées, devraient également contribuer à la formulation d’orientations stratégiques pour la poursuite de la mise en œuvre du plan.

Les conclusions de cette revue devront ainsi servir de base aux ajustements nécessaires pour la seconde partie de l’année 2026, dans une logique de responsabilité commune entre le ministère de la Santé publique et de la Prévention, l’OMS et les différents partenaires du secteur.

Cette démarche s’inscrit également dans le plan d’action élaboré par le ministère de la Santé publique et de la Prévention pour la mise en œuvre du Chantier 10 du Programme politique du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

Rédacteur en chef
Rédacteur en chef
Articles: 2401

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *