À un mois de la rentrée académique, les universités publiques camerounaises sont sous la menace d’une paralysie. Le Syndicat national des enseignants du supérieur a annoncé le lancement d’une grève illimitée pour dénoncer plusieurs difficultés auxquelles font face les enseignants et réclamer le règlement de revendications anciennes.
Au cœur de la mobilisation figure notamment le paiement intégral des fonds destinés à la recherche ainsi que le règlement d’une dette académique que le syndicat affirme remonter à l’année 2000.
Les enseignants dénoncent également des conditions de travail difficiles, le manque d’infrastructures adaptées et des rémunérations qu’ils jugent insuffisantes au regard de leurs responsabilités.
Face à cette situation, le syndicat annonce une « rentrée académique morte » dans les universités publiques. Cette décision pourrait entraîner des perturbations dès les opérations de pré-inscription, qui doivent précéder la rentrée universitaire prévue en octobre.
À l’approche de cette échéance, la menace d’une grève prolongée fait ainsi planer l’incertitude sur le bon déroulement de la prochaine année académique dans les établissements publics camerounais. Les autorités devront désormais trouver une issue aux revendications des enseignants afin d’éviter une paralysie du système universitaire.




