À Dig-Dig, dans le canton Bah, sous-préfecture de Bah, département du Lac Wey, province du Logone Occidental, les chefs de village se mobilisent autour de plusieurs enjeux qui touchent directement la vie des communautés. Au cœur de cette initiative : la protection de l’environnement, la sécurisation des terres et la promotion de la scolarisation, particulièrement celle des filles.
L’initiative vise à sensibiliser les populations sur la nécessité de préserver les ressources naturelles, de mieux protéger les terres et de faire de l’éducation un levier essentiel du développement local. Les autorités traditionnelles encouragent ainsi chaque famille à s’impliquer davantage dans la sauvegarde de l’environnement et à accorder une place prioritaire à la scolarisation des enfants.
La rencontre a été animée par Mbaihoguem Zachée, président de l’Association des jeunes pour le développement du canton Bah. Plusieurs questions d’intérêt communautaire ont été abordées au cours des échanges.
Les participants ont notamment appelé à renforcer la lutte contre la dégradation de l’environnement et à mettre un terme aux ventes anarchiques de terrains, considérées comme susceptibles d’alimenter des conflits au sein des communautés. La promotion d’une éducation accessible à tous a également occupé une place importante dans les discussions.
La scolarisation des filles au cœur des préoccupations
Un accent particulier a été mis sur le maintien des filles à l’école. Les chefs de village ont lancé un appel aux parents afin qu’ils accompagnent davantage leurs filles dans leur parcours scolaire et leur permettent de poursuivre leur éducation.
Les autorités locales, les responsables religieux ainsi que les représentants des associations présents à la rencontre ont salué l’initiative. Ils se sont engagés à poursuivre la sensibilisation auprès de leurs communautés respectives afin de favoriser l’application des recommandations issues des échanges.
La rencontre s’est achevée dans un climat de satisfaction, avec l’espoir que les engagements pris se traduisent par des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement, de la sécurisation du foncier et de l’accès des enfants, notamment des filles, à l’éducation.
Correspondant : Mbaihornom Ozias





