Trente-quatre détenus de la maison d’arrêt du Moyen-Chari ont retrouvé la liberté ce lundi 21 septembre 2026, à la faveur d’une mesure de remise de peine. La cérémonie, présidée par le secrétaire général de la province, Fidèle Kodé Ngolo, a été placée sous le signe de la réinsertion et du nouveau départ.
La maison d’arrêt du Moyen-Chari a connu un moment particulier ce lundi. Sur les 235 détenus concernés par la mesure de remise de peine, 34 ont bénéficié d’une libération d’office. Une décision qui ouvre pour ces bénéficiaires une nouvelle étape, après leur passage en milieu carcéral.
Lors de la cérémonie, le directeur de la maison d’arrêt, Hassane Fizani Manoufi, a invité les personnes libérées à mesurer la portée de cette seconde chance. Il les a exhortées à repartir sur de nouvelles bases, en tirant les enseignements de leur parcours et en évitant de renouer avec les comportements susceptibles de les conduire à nouveau devant la justice.
La réinsertion au cœur du message
Le procureur de la République, Abdelkerim Ibrahim Barka, a pour sa part insisté sur la dimension éducative de la détention. Selon lui, la prison ne doit pas être perçue uniquement comme un espace de sanction, mais également comme un cadre destiné à favoriser la rééducation et la préparation à la réinsertion.
Il a ainsi appelé les bénéficiaires de la remise de peine à tirer les leçons de leur expérience carcérale et à faire désormais preuve de responsabilité au sein de leurs communautés. L’objectif, a-t-il souligné, est de prévenir la récidive et de permettre aux personnes concernées de reprendre leur place dans la société.
« Un nouveau départ »
Présidant la cérémonie, le secrétaire général de la province du Moyen-Chari, Fidèle Kodé Ngolo, a salué la mesure de remise de peine. Il a encouragé les bénéficiaires à considérer leur libération comme une opportunité de reconstruire leur avenir et de renouer avec une vie sociale responsable.
Au nom des détenus, le directeur de la maison d’arrêt a également exprimé sa gratitude au président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, pour cette mesure.
Pour les 34 bénéficiaires désormais libres, l’enjeu commence donc au-delà des murs de la prison : transformer cette nouvelle chance en véritable parcours de réintégration, loin de la récidive et au sein de la société.





