Le coordonnateur du Programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles, Dr Djibert Ahmat Aliki, a lancé ce jeudi 1er octobre 2026, au CEFOD, les travaux de révision du guide national de prise en charge du VIH. L’atelier vise à actualiser ce document de référence et à l’aligner sur les dernières directives de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), afin de renforcer la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
Selon les estimations de l’OMS et de l’ONUSIDA, environ 41 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde en 2025. La région africaine concentre environ 64 % de la charge mondiale, soulignant la nécessité de maintenir des services de prévention, de dépistage, de traitement et de suivi de qualité.
Au Tchad, l’adaptation de la réponse nationale aux réalités épidémiologiques et aux besoins des populations demeure une priorité. Les données récentes du système national d’information sanitaire font état d’une file active de 91 000 personnes, avec une cascade de prise en charge de 78-76-33. Ces données doivent contribuer à orienter la planification et l’actualisation des interventions.
Pour Dr Djibert Ahmat Aliki, le guide national constitue un référentiel destiné à orienter la pratique quotidienne des professionnels de santé et à garantir une prise en charge de qualité aux personnes vivant avec le VIH.
La nouvelle version devra notamment mieux prendre en compte les interactions entre le VIH et la tuberculose, les hépatites virales, les maladies non transmissibles, les troubles nutritionnels ainsi que les autres affections susceptibles d’affecter la santé et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
Le coordonnateur a exprimé sa gratitude à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, notamment l’OMS, l’ONUSIDA et le Fonds mondial, pour leur accompagnement dans la lutte contre le VIH. Il a également salué l’engagement des organisations communautaires, des associations de personnes vivant avec le VIH, des professionnels de santé et des experts mobilisés dans ce processus de révision.
À travers cet atelier, les acteurs de la lutte contre le VIH entendent adapter les orientations nationales aux évolutions scientifiques et aux besoins actuels des personnes vivant avec le VIH au Tchad, en vue de renforcer la qualité et l’efficacité de leur prise en charge.




