Une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire au Soudan a provoqué le déplacement d’environ 2 600 civils dans l’État du Kordofan-Nord, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Dans un communiqué publié dimanche, l’agence onusienne indique que ces mouvements de population ont été enregistrés les 29 et 30 avril, à la suite de violences accrues dans les localités d’Abu Haraz et de Kazgil.
Fuyant les affrontements et l’insécurité grandissante, les habitants ont trouvé refuge dans le district de Sheikan, également situé dans la même région. L’OIM décrit une situation « extrêmement tendue et volatile », laissant craindre de nouveaux déplacements dans les jours à venir si les combats se poursuivent.
Cette nouvelle vague s’inscrit dans un contexte de crise prolongée au Soudan, plongé dans un conflit armé depuis avril 2023. Les affrontements opposent l’armée régulière aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), sur fond de désaccord concernant leur intégration au sein des forces armées nationales.
Les conséquences humanitaires de cette guerre sont particulièrement alarmantes. Selon les estimations, le conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts et contraint près de 13 millions de personnes à fuir leurs foyers. Plusieurs régions du pays sont désormais au bord de la famine, dans ce qui est considéré comme l’une des crises humanitaires les plus graves au monde.
Face à cette situation, les organisations humanitaires appellent à un accès sécurisé pour acheminer l’aide aux populations vulnérables, tandis que la communauté internationale peine à trouver une issue durable à ce conflit dévastateur.



