Le projet de construction du pont route-rail reliant Kinshasa à Brazzaville franchit une nouvelle étape importante. Le Président Félix Tshisekedi a reçu une délégation de la République du Congo conduite par Jean‑Jacques Bouya, dans le cadre des discussions autour de ce chantier stratégique destiné à rapprocher les deux capitales les plus proches du monde.
Au centre des échanges figurait la signature d’un accord bilatéral définissant le cadre fiscal et douanier du projet, une avancée jugée essentielle pour accélérer la concrétisation de cette infrastructure régionale. Long de 1,575 kilomètre, le futur pont route-rail ambitionne de fluidifier les échanges commerciaux, renforcer la mobilité des personnes et faciliter le transport des marchandises entre les deux rives du fleuve Congo.
Présenté comme un levier majeur d’intégration économique sous-régionale, cet ouvrage s’inscrit également dans la dynamique de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les autorités des deux pays voient dans ce projet une opportunité de stimuler les investissements, de développer les corridors logistiques et de consolider les relations économiques entre République démocratique du Congo et République du Congo.
Au-delà de sa portée économique, le pont Kinshasa-Brazzaville est aussi perçu comme un symbole de coopération et d’interconnexion régionale en Afrique centrale, dans un contexte où les infrastructures transfrontalières sont considérées comme des moteurs essentiels du développement continental.



