Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) annonce la libération de 15 personnes, dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris au titre du processus de paix de Doha.
L’opération, menée les 6 et 7 août avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en qualité d’intermédiaire neutre, a permis d’acheminer les personnes libérées depuis Beni jusqu’à leur remise à l’Alliance du fleuve Congo/M23 (AFC/M23). Leur transfert a été effectué avec l’accord des intéressés et dans le respect des exigences de sécurité, de dignité et de santé.
Cette libération constitue une nouvelle étape dans l’application du Mécanisme de libération des prisonniers, prévu par les engagements souscrits le 14 septembre 2025 dans le cadre du processus de Doha. Pour Kinshasa, elle traduit concrètement sa volonté de respecter les engagements pris et de contribuer à la progression du processus de paix.
Kinshasa réclame une mise en œuvre réciproque
Tout en saluant cette avancée, le gouvernement congolais insiste sur le caractère réciproque des engagements pris par les différentes parties. Il dénonce notamment ce qu’il qualifie de violations répétées du cessez-le-feu ainsi que la poursuite d’actions hostiles attribuées au Rwanda et à l’AFC/M23.
Les autorités congolaises demandent également l’opérationnalisation effective du Mécanisme conjoint de vérification et d’évaluation (MCVE+), afin que les incidents et les violations présumées puissent faire l’objet de vérifications indépendantes directement sur le terrain.
Le gouvernement congolais a, par ailleurs, salué la contribution du CICR à cette opération et remercié les autorités ougandaises pour leur concours ayant facilité le transit des personnes libérées par le territoire ougandais.
Vers un accord de paix global
Cette nouvelle étape intervient alors que les discussions se poursuivent à Doha en vue de finaliser six protocoles encore en attente, destinés à ouvrir la voie à un accord de paix global.
Kinshasa réaffirme ainsi son attachement au processus de paix et appelle l’ensemble des parties à transformer leurs engagements en actions concrètes sur le terrain. Pour les autorités congolaises, la crédibilité du processus dépendra désormais de la capacité de chaque partie à respecter effectivement le cessez-le-feu, les engagements convenus ainsi que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.




