À Madagascar, une nouvelle vague d’attaques visant des personnes atteintes d’albinisme suscite une vive inquiétude au sein de la population et des organisations de défense des droits humains. Ces agressions, souvent motivées par des croyances mystiques et des pratiques occultes, remettent en lumière la vulnérabilité persistante des personnes albinos dans certaines régions du pays.
Selon plusieurs associations locales, les victimes sont fréquemment ciblées en raison de superstitions selon lesquelles certaines parties du corps des personnes albinos posséderaient des pouvoirs mystiques ou apporteraient richesse et protection. Ces croyances, dénoncées depuis des années par les défenseurs des droits humains, continuent d’alimenter des actes de violence, des enlèvements et parfois des assassinats.
Face à cette situation, les militants réclament un renforcement des campagnes de sensibilisation afin de déconstruire les préjugés entourant l’albinisme. Ils appellent également les autorités malgaches à renforcer la sécurité des personnes concernées, notamment dans les zones rurales où les attaques sont les plus fréquentes.
Des organisations de la société civile estiment que la lutte contre ces violences doit passer par l’éducation, l’implication des leaders communautaires et religieux ainsi qu’une application plus stricte de la loi contre les auteurs de ces crimes. Elles soulignent que les personnes atteintes d’albinisme devraient pouvoir vivre sans peur et bénéficier pleinement de leurs droits fondamentaux.
Cette recrudescence des violences relance ainsi le débat sur la protection des minorités vulnérables à Madagascar et sur la nécessité d’un engagement durable des autorités pour mettre fin à des pratiques qui continuent de coûter des vies humaines.




