En République démocratique du Congo, une frange de l’opposition appelle les citoyens à se mobiliser le 8 juillet devant le Palais de la Nation afin d’exiger la démission du président Félix Tshisekedi. Les initiateurs de cet appel dénoncent un projet de révision de la Constitution qu’ils estiment contraire aux dispositions fondamentales de la loi fondamentale.
Dans leur déclaration, les opposants s’appuient sur les articles 219, 220 et 64 de la Constitution congolaise. Ils rappellent que l’article 219 interdit toute révision constitutionnelle en période d’état de guerre, d’état d’urgence ou d’état de siège, tandis que l’article 220 protège notamment la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels. Ils invoquent également l’article 64, qui qualifie de crime contre la Nation toute tentative de renversement de l’ordre constitutionnel.
Estimant que le projet de modification de la Constitution viserait à contourner ces dispositions, les organisateurs de la mobilisation parlent d’un « coup d’État constitutionnel » et appellent la population à se rassembler massivement pour défendre, selon eux, le respect de la Constitution. À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas officiellement réagi à cet appel.




