À l’ouverture du Forum Africain de l’Eau à N’Djamena, le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a lancé un appel pressant aux dirigeants africains pour accélérer les actions en faveur de la sécurité hydrique. Face aux effets grandissants du changement climatique et à la pression démographique, le chef de l’État a estimé que le temps des engagements devait désormais laisser place à celui des réalisations concrètes.
Dans son intervention, le dirigeant mauritanien a rappelé que l’eau constitue un levier stratégique du développement économique, de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale du continent. Selon lui, les défis liés à la raréfaction des ressources en eau dépassent largement les frontières nationales et exigent une réponse collective à l’échelle africaine.
Insistant sur la vulnérabilité particulière des pays sahéliens, le président a appelé à un renforcement de la coopération régionale, notamment pour une gestion concertée des bassins hydrographiques transfrontaliers. Il a également plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires techniques et financiers afin de soutenir des investissements durables dans le secteur de l’eau.
« Investir dans l’eau, c’est investir dans la santé, dans l’agriculture, dans l’emploi, dans la paix et la stabilité de nos sociétés », a-t-il déclaré, soulignant que la sécurité hydrique constitue un préalable indispensable à la résilience des populations africaines.
Confrontée depuis plusieurs décennies aux effets de la sécheresse, la Mauritanie a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses réformes nationales tout en renforçant sa participation aux initiatives continentales, notamment Water for Africa et la Grande Muraille Verte, destinées à améliorer la gestion durable des ressources naturelles et à lutter contre la désertification.
En clôturant son allocution, le président mauritanien a invité les États africains à faire preuve d’une solidarité renforcée pour relever ensemble ce défi majeur. « Préserver l’eau, c’est préserver la vie », a-t-il conclu, laissant résonner depuis N’Djamena un message fort en faveur d’une gouvernance commune de cette ressource essentielle au développement de l’Afrique.




