Contrôle des produits de consommation : le gouvernement défend une politique fondée sur la science et la protection des consommateurs

Face aux nombreuses réactions suscitées par les récentes opérations de contrôle des produits de grande consommation, le ministre du Commerce et de l'Industrie, Mathieu Guibolofanga, a animé ce vendredi un point de presse pour clarifier la démarche du gouvernement. Il a réaffirmé que les inspections menées sur l'ensemble du territoire national répondent exclusivement à un impératif de santé publique et au respect des normes de qualité, rejetant toute accusation d'acharnement contre les entreprises.

Face aux nombreuses réactions suscitées par les récentes opérations de contrôle des produits de grande consommation, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Mathieu Guibolofanga, a animé ce vendredi un point de presse pour clarifier la démarche du gouvernement. Il a réaffirmé que les inspections menées sur l’ensemble du territoire national répondent exclusivement à un impératif de santé publique et au respect des normes de qualité, rejetant toute accusation d’acharnement contre les entreprises.

Dès l’entame de son intervention, le ministre a rappelé que la protection des consommateurs constitue l’une des priorités du gouvernement. Selon lui, les campagnes de contrôle engagées à N’Djamena puis progressivement étendues aux autres provinces visent à assainir le marché, garantir la sécurité sanitaire des produits alimentaires et renforcer la compétitivité de l’industrie nationale. Cette démarche s’inscrit également dans la perspective de l’intégration économique du Tchad à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la mise en œuvre du Plan national de développement Tchad Connexion 2030.

Mathieu Guibolofanga a expliqué que les inspections ont mis en évidence, chez certains producteurs, des insuffisances liées au respect des normes de qualité, aux conditions d’hygiène et à la conformité réglementaire. En conséquence, des mesures administratives, notamment des suspensions temporaires d’activités et des retraits de produits du marché, ont été prises conformément aux textes en vigueur.

Le ministre a insisté sur le fait que ces décisions ne reposent ni sur des rumeurs ni sur des considérations subjectives. « La santé des consommateurs n’est pas négociable », a-t-il martelé, précisant que toutes les mesures sont fondées sur des analyses techniques et scientifiques réalisées par des organismes spécialisés.

Pour illustrer cette méthode, il est revenu en détail sur le dossier de l’eau minérale C’bon. Les premières analyses effectuées en avril 2026 avaient conduit au retrait du produit et à la suspension de sa distribution après la détection d’une eau jugée fortement déminéralisée. Les investigations se sont ensuite poursuivies avec plusieurs institutions nationales, avant d’être complétées par une expertise indépendante réalisée par une agence spécialisée du Burkina Faso. Les différentes analyses ont finalement confirmé la conformité du produit, permettant au ministère d’autoriser la reprise de la production et de la commercialisation à partir du 3 juillet 2026.

Le ministre a toutefois précisé que tous les lots produits entre le 17 avril et le 3 juillet demeurent strictement interdits à la commercialisation et à la consommation, avertissant que toute remise en circulation de ces produits exposera leurs auteurs aux sanctions prévues par la loi.

Au-delà du cas C’bon, Mathieu Guibolofanga a assuré que la même procédure est appliquée à toutes les unités de production concernées par les contrôles. Il a souligné que le ministère agit avec impartialité, suspendant les activités lorsqu’un risque est identifié et autorisant leur reprise uniquement après confirmation scientifique de la conformité des produits.

S’adressant aux opérateurs économiques, le ministre a affirmé que son département n’est « ni un adversaire ni un obstacle » pour les entreprises, mais un partenaire chargé d’accompagner les industriels respectueux des normes tout en protégeant les consommateurs. Il a encouragé les producteurs à renforcer leurs dispositifs de contrôle qualité, à améliorer les conditions d’hygiène et à collaborer pleinement avec les services de contrôle.

Enfin, Mathieu Guibolofanga a lancé un appel aux consommateurs afin qu’ils signalent tout produit suspect aux autorités compétentes. Il a annoncé la poursuite des opérations de contrôle sur toute l’étendue du territoire national avec « le même esprit de rigueur, d’équité et de transparence », affirmant que chaque décision continuera d’être guidée par les textes de la République, les expertises scientifiques et la défense de l’intérêt général.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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