La République démocratique du Congo poursuit sa mobilisation face à l’épidémie de maladie à virus Ebola, toujours active dans cinq provinces du pays : le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. Selon le dernier point de situation, la propagation demeure géographiquement stable, avec 53 zones de santé affectées.
L’Ituri reste l’épicentre principal de l’épidémie, concentrant l’essentiel de l’attention des équipes de riposte. À l’inverse, le Sud-Kivu affiche un signal encourageant : la province compte désormais 76 jours sans nouveau cas confirmé, une évolution qui témoigne des progrès réalisés dans le contrôle de la transmission.
Depuis le début de l’épidémie, 4 566 cas confirmés ont été recensés. Le bilan fait également état de 2 128 décès, tandis que 918 personnes ont été déclarées guéries. À la date du 11 août, 570 patients sont encore en isolement ou pris en charge dans des structures hospitalières. Le taux de létalité s’établit ainsi à 46,6 %, un niveau qui souligne la gravité persistante de la maladie.
Sur le terrain, la surveillance épidémiologique demeure au centre de la stratégie. Les équipes poursuivent l’identification et l’investigation des cas suspects, le suivi des personnes ayant été en contact avec des cas confirmés ainsi que le dépistage des voyageurs. Le taux de suivi des contacts atteint actuellement 82,4 %, traduisant une mobilisation soutenue des acteurs de la riposte.
La prise en charge médicale continue également de se renforcer avec la mobilisation des centres de traitement, des ambulances et des équipes spécialisées. Mais au-delà du dispositif sanitaire, les autorités et les équipes de riposte insistent sur le rôle déterminant des communautés. Le signalement rapide des alertes, le respect des mesures de prévention et la collaboration avec les agents de santé restent essentiels pour interrompre les chaînes de transmission.
Alors que la situation demeure sous surveillance dans les cinq provinces touchées, la progression du nombre de guérisons et la stabilité géographique de l’épidémie constituent des signes encourageants. Toutefois, avec plus de deux mille décès enregistrés et une létalité toujours élevée, la vigilance reste de mise.
Les autorités sanitaires appellent la population à ne pas attendre en cas de symptômes suspects et à solliciter rapidement une assistance médicale. Un numéro vert est disponible gratuitement : 151.
La lutte contre Ebola reste ainsi un défi collectif, où la rapidité de l’alerte, l’accès aux soins et la confiance entre les communautés et les équipes sanitaires peuvent faire la différence.





