Les 82 militaires maliens libérés le 13 août dernier ont été présentés, lundi 17 août 2026, au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, au Palais de Koulouba. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs hauts responsables civils et militaires, dont le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra, et le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général de division Élisée Jean Dao.
Au nom de ses compagnons d’armes, le Colonel Adama Bakayoko a exprimé sa reconnaissance au Chef de l’État et aux autorités militaires pour les efforts ayant conduit à leur libération. Malgré l’épreuve de la détention, les militaires ont affirmé leur détermination à reprendre leur place au sein des Forces armées maliennes. « Nous sommes très émus aujourd’hui », a déclaré le porte-parole des ex-détenus, tout en assurant que ses compagnons restent prêts à retourner au front.
Le Colonel Bakayoko a également appelé les Maliens à soutenir leur armée dans la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. Une position saluée par le Chef d’État-Major Général des Armées, qui a rendu hommage à la résilience et à la bravoure des soldats durant leur captivité.
Selon le Général Élisée Jean Dao, leur libération n’est pas intervenue à la suite de négociations avec les groupes armés. Il a expliqué que les opérations menées avaient visé à rendre les conditions de détention suffisamment difficiles pour leurs ravisseurs. Ces actions, conduites sur instruction du Président de la Transition, s’inscrivent dans une démarche qui, selon l’armée malienne, doit permettre de retrouver et de libérer les autres militaires encore détenus ou portés disparus.
À l’issue de la cérémonie, le Général Oumar Diarra a souligné que l’État malien demeurait engagé à ne laisser aucun soldat derrière. Il a attribué cette libération aux efforts conjugués des différentes composantes de l’appareil militaire, notamment aux opérations aériennes qui auraient contribué à maintenir la pression sur les groupes terroristes. Pour les autorités, le retour de ces 82 militaires constitue ainsi à la fois un moment de soulagement et un nouveau signal de mobilisation dans la lutte contre les groupes armés.





