Face à la progression de l’épidémie de choléra au Tchad, l’Union européenne (UE) annonce un appui financier de 200 000 euros, soit plus de 130 millions de FCFA, destiné à renforcer les opérations d’urgence contre la maladie.
Déclarée officiellement par les autorités sanitaires en juillet 2026, l’épidémie touche particulièrement le district sanitaire de Karal, dans la province de Hadjer-Lamis, ainsi que N’Djamena et la province du Lac. Cette situation intervient dans des zones où l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement demeure limité, favorisant les risques de propagation.
Le financement européen sera mis en œuvre par la Croix-Rouge tchadienne, avec le soutien de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et de ses partenaires. L’objectif est de renforcer rapidement les actions de prévention, de sensibilisation et de contrôle de la maladie dans les communautés les plus exposées.
L’opération devrait cibler environ 124 300 personnes dans les zones prioritaires. Une attention particulière sera accordée aux populations considérées comme les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes déplacées, les personnes âgées et celles vivant avec un handicap.
Au-delà de la prise en charge de l’urgence, les interventions viseront à empêcher l’extension de l’épidémie grâce à des mesures préventives et à des actions communautaires destinées à réduire les risques liés au manque d’eau potable et à l’insuffisance des infrastructures d’assainissement.
Ce soutien s’inscrit dans la contribution plus large de l’Union européenne au Fonds d’urgence de réponse aux catastrophes (DREF) de la FICR. Dans ce cadre, la Commission européenne a conclu un accord de délégation humanitaire de 16 millions d’euros avec la FICR afin de permettre au mécanisme de financer rapidement des opérations d’urgence menées par les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
À travers cette intervention, l’Union européenne entend ainsi accompagner les efforts des autorités sanitaires et des acteurs humanitaires tchadiens pour contenir l’épidémie et protéger les communautés exposées. La réponse repose notamment sur la rapidité des interventions, la prévention et l’amélioration de l’accès aux services essentiels dans les zones affectées.




