Plus de deux semaines après la disparition d’Aimée Dolinassou, présentatrice à Tchadinfos, l’inquiétude grandit au sein de la société civile tchadienne. Dans un communiqué publié le 25 août 2026, l’Action pour la Paix et les Droits Humains au Tchad (APDHT) dénonce le silence des autorités et réclame des informations publiques sur les recherches engagées pour retrouver la journaliste.
Selon l’organisation, Aimée Dolinassou s’était rendue à Bongor auprès de sa mère afin d’assister aux obsèques de sa grande sœur. Elle devait regagner N’Djamena le 8 août dernier. Depuis, sa famille serait sans nouvelles fiables de la jeune femme et sa localisation demeure inconnue.
L’APDHT estime que cette disparition intervient dans un contexte qui mérite, selon elle, une attention particulière des enquêteurs. L’organisation rapporte qu’en janvier 2026, Aimée Dolinassou aurait été convoquée par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), avant d’être entendue à la coordination de la police judiciaire. Elle aurait notamment publiquement réclamé la pension de son défunt père et dénoncé des situations d’injustice touchant des personnes vulnérables, dont sa mère.
Toujours selon les éléments rapportés par l’APDHT et attribués à la famille, la journaliste aurait par la suite été victime d’un enlèvement et d’une agression par des individus non identifiés. Ces faits auraient entraîné des conséquences psychologiques nécessitant un accompagnement, un traitement médical ainsi qu’un congé maladie. L’organisation souligne toutefois que ces éléments doivent être examinés dans le cadre de l’enquête et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un lien avec sa disparition.Face à l’absence de nouvelles, l’APDHT appelle les autorités compétentes à intensifier les recherches, à communiquer publiquement sur les démarches entreprises et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité d’Aimée Dolinassou. L’organisation insiste également sur la nécessité de déterminer les circonstances exactes de sa disparition.Dans son communiqué, l’association rappelle le rôle des journalistes dans une société démocratique et estime que leur travail ne doit pas les exposer à l’intimidation ou aux menaces. Elle invite par ailleurs toute personne détenant des informations susceptibles de contribuer à la localisation de la journaliste à les transmettre aux autorités compétentes ou à sa famille.
En attendant d’éventuelles avancées de l’enquête, la mobilisation autour de la disparition d’Aimée Dolinassou se poursuit. Pour l’APDHT, la priorité reste désormais de tout mettre en œuvre pour retrouver la journaliste saine et sauve et de faire toute la lumière sur les circonstances de sa disparition.




