Le gouvernement tchadien durcit les mesures visant à préserver l’approvisionnement du marché national. Par un arrêté signé le 9 septembre 2026, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, interdit l’exportation de plusieurs produits céréaliers et de leurs dérivés sur l’ensemble du territoire national.
Selon l’arrêté, cette interdiction concerne notamment le mil, le maïs, le riz, le sorgho, le blé et les graines de coton. S’y ajoutent les sons et tourteaux issus de ces produits ainsi que de l’arachide. La mesure vise à encadrer la sortie de denrées considérées comme importantes pour l’approvisionnement du marché intérieur.
Des exceptions prévues
Le texte prévoit toutefois des dérogations. L’exportation du sésame, de l’arachide et de la fibre de coton demeure autorisée. Toute autre dérogation à l’interdiction devra, quant à elle, faire l’objet d’une autorisation expresse des services compétents du ministère du Commerce et de l’Industrie, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Des sanctions en cas de violation
Le gouvernement prévient également que toute violation de l’arrêté expose les contrevenants aux sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur au Tchad, sans préjudice d’éventuelles mesures administratives, douanières ou judiciaires.
La mise en œuvre de la décision est confiée aux services compétents du ministère du Commerce et de l’Industrie, en collaboration avec les Douanes et les autres administrations concernées. L’arrêté précise que la mesure prend effet à compter de sa date de signature et doit être exécutée sur l’ensemble du territoire national.




