À Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, la lutte contre les trafics illicites passe par le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Du 7 au 11 septembre 2026, 25 participants, dont deux femmes, prennent part à un atelier national consacré à la prévention, à la détection et aux techniques d’enquête liées aux trafics illicites.
Durant cinq jours, cette formation entend doter les participants d’outils pratiques pour mieux identifier les réseaux criminels, recueillir les informations utiles et conduire des investigations adaptées dans leurs zones d’intervention. L’initiative mise également sur le partage d’expériences et une meilleure coordination entre les différents services impliqués dans la lutte contre ces activités.
L’atelier est organisé conjointement par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Police de la MINUSCA. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de la sécurité et de l’État de droit en République centrafricaine.
Parmi les bénéficiaires figurent 12 agents des Forces de sécurité intérieure (FSI), un représentant des Douanes et trois agents des Eaux et Forêts. À travers des exercices pratiques et des échanges d’expériences, les participants sont appelés à renforcer leurs compétences opérationnelles face aux différentes formes de trafics qui alimentent les réseaux criminels.
Pour le gendarme Gueret Sindo Lassie Médard, cette session constitue une opportunité concrète d’améliorer le travail sur le terrain. « Cette formation nous donne des outils concrets pour mieux identifier et enquêter sur les trafics illicites dans nos zones d’intervention », témoigne-t-il.
Au-delà de la formation individuelle, les organisateurs misent sur un effet collectif : améliorer la prévention, la détection et la répression des trafics illicites grâce à une action mieux coordonnée des services compétents. Une approche qui vise, à terme, à renforcer la sécurité des populations et à consolider l’État de droit sur l’ensemble du territoire centrafricain.




