L’état-major des armées centrafricaines a mené, tôt le 10 octobre 2026, des frappes aériennes dans la zone des trois frontières entre la République centrafricaine (RCA), le Tchad et le Soudan. L’opération, rapportée par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), a été confirmée par le ministère centrafricain de la Défense, qui évoque une action préventive.
Selon des sources locales, les frappes ont été intenses et visaient des positions rebelles signalées dans la zone ces dernières semaines. Un notable local cité par ces sources a confirmé la présence de groupes armés dans le secteur ciblé.
Dans un communiqué publié quelques heures après l’opération, le ministère centrafricain de la Défense a expliqué que la décision d’intervenir faisait suite à des renseignements faisant état d’une attaque imminente et violente contre les positions des forces armées centrafricaines.
À ce stade, aucun bilan précis et indépendant n’a pu être établi. Le gouvernement centrafricain indique simplement que les assaillants ont été neutralisés, sans fournir de détails sur le nombre de victimes ni sur les éventuels dégâts matériels. Des sources contactées à Birao, chef-lieu de la région, confirment la présence d’hommes armés dans la zone visée et font état d’une opération qui aurait été coordonnée avec les forces tchadiennes.
Cette intervention militaire survient quatre mois après l’attaque de la ville d’Am-Dafock, qui avait fait une vingtaine de morts, dont plusieurs membres des forces nationales.
Malgré la présence d’une force mixte chargée de sécuriser cette zone stratégique, la région des trois frontières demeure confrontée à l’activité de groupes armés centrafricains, tchadiens et soudanais, ainsi que de bandits armés. Cette situation continue de représenter un défi sécuritaire majeur pour les autorités des trois pays.




