Centrafrique : le gouvernement affirme que l’appel à la « ville morte » a peu mobilisé

Le gouvernement centrafricain affirme que l’appel à la « ville morte » lancé pour le lundi 12 octobre par une frange de la société civile n’a pas suscité l’adhésion escomptée. Dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette journée, le ministère de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, soutient que la majorité des Centrafricains a poursuivi normalement ses activités, malgré les préoccupations liées au réajustement des prix des hydrocarbures.

Le gouvernement centrafricain affirme que l’appel à la « ville morte » lancé pour le lundi 12 octobre par une frange de la société civile n’a pas suscité l’adhésion escomptée. Dans une déclaration rendue publique à l’issue de cette journée, le ministère de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, soutient que la majorité des Centrafricains a poursuivi normalement ses activités, malgré les préoccupations liées au réajustement des prix des hydrocarbures.

Selon les autorités, conducteurs de taxis-motos, chauffeurs de taxis et de bus, commerçants, agents publics et travailleurs du secteur privé ont continué leurs occupations. Le gouvernement y voit un signe d’attachement de la population à la paix, à la stabilité et à la continuité de la vie économique et sociale. Il a également salué les organisations syndicales qui ont privilégié la concertation et le dialogue pour faire entendre leurs revendications.

Les prix des hydrocarbures au cœur des préoccupations

Tout en mettant en avant le déroulement normal de la journée, l’exécutif reconnaît les inquiétudes suscitées par le réajustement des prix des hydrocarbures. Il admet que cette évolution peut avoir des répercussions sur les coûts du transport, les activités commerciales et, plus largement, le pouvoir d’achat des ménages.

Le gouvernement assure rester disponible pour poursuivre le dialogue social avec les syndicats, les représentants de la société civile, les opérateurs économiques et les autres forces vives de la nation. Il dit vouloir examiner les préoccupations exprimées et rechercher des solutions réalistes, tenant compte à la fois des contraintes économiques du pays et des attentes de la population.

Le gouvernement privilégie la concertation

Dans sa déclaration, l’exécutif rappelle que la contestation constitue un droit démocratique, tout en soulignant qu’elle doit s’exercer dans le respect des lois de la République. Il invite les acteurs sociaux à privilégier les voies légales, les mécanismes de dialogue et les démarches constructives plutôt que les initiatives susceptibles de perturber les activités quotidiennes.

Signé à Bangui le 12 octobre 2026 par le ministre d’État chargé de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Dr Évariste Ngamana, le document se conclut par un appel à la poursuite des échanges dans un esprit d’ouverture et de responsabilité.

Toutefois, la déclaration ne fournit pas de données chiffrées permettant de mesurer précisément le niveau de participation à l’opération « ville morte ». L’appréciation de son impact repose ainsi, à ce stade, sur le bilan présenté par les autorités gouvernementales.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
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