Tchad : l’AILC et l’Union africaine misent sur le recouvrement des avoirs pour combattre la corruption

L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), en partenariat avec le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (AUABC), organise du 28 au 30 octobre 2026 un atelier de formation consacré au recouvrement des avoirs issus d’activités illicites. L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs nationaux et de promouvoir une réponse plus efficace à la corruption.

L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), en partenariat avec le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (AUABC), organise du 28 au 30 octobre 2026 un atelier de formation consacré au recouvrement des avoirs issus d’activités illicites. L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs nationaux et de promouvoir une réponse plus efficace à la corruption.

Le recouvrement des avoirs s’impose comme un levier majeur dans la lutte contre la corruption au Tchad. C’est dans cette perspective que l’AILC et le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption ont ouvert, ce mercredi 28 octobre 2026, un atelier de formation de trois jours consacré aux mécanismes de traçage, de gel, de saisie et de restitution des biens issus d’activités illicites.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par l’honorable Jwami Edem Senanu, président du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (AUABC), en présence de Nédéou Teubdoyo, contrôleur général de l’AILC, ainsi que de plusieurs responsables d’institutions judiciaires et administratives et de partenaires techniques.

Au-delà du renforcement des compétences techniques, cette rencontre vise à consolider les dispositifs nationaux de lutte contre la corruption et à favoriser le partage d’expériences entre le Tchad et les autres pays africains. Les échanges devraient notamment permettre d’identifier les bonnes pratiques susceptibles d’améliorer la détection et la récupération des ressources détournées.

Dans leurs interventions, les responsables présents ont insisté sur l’importance stratégique du recouvrement des avoirs. Cette démarche ne se limite pas à la sanction des auteurs d’actes de corruption : elle vise également à permettre à l’État de récupérer les ressources soustraites illicitement et de les réaffecter aux priorités de développement.

Durant les trois jours de travaux, les participants examineront les cadres juridiques nationaux et internationaux, les difficultés liées à la coopération judiciaire ainsi que les approches innovantes pouvant contribuer à rendre les procédures de recouvrement plus efficaces.

À travers cette initiative, l’AILC et l’AUABC entendent contribuer au renforcement des mécanismes de prévention et de répression de la corruption, dans un contexte où la récupération des fonds détournés constitue un enjeu important pour la protection des ressources publiques et la consolidation de la gouvernance.

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