À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée ce lundi 2 novembre 2026, les Nations Unies tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme face aux violences visant les professionnels des médias. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle à garantir aux journalistes les conditions nécessaires à l’exercice libre et sécurisé de leur métier.
« Rien ne devrait empêcher les journalistes d’exercer leur métier », a rappelé António Guterres dans son message consacré à cette journée internationale. Un appel qui intervient dans un contexte marqué par la persistance des assassinats, des menaces et des violences contre les professionnels de l’information à travers le monde.
Les chiffres communiqués par les Nations Unies témoignent de l’ampleur du phénomène. Au cours de l’année écoulée, 34 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession. Plus préoccupant encore, six meurtres de journalistes sur sept restent impunis à l’échelle mondiale. Dans les zones de conflit, le taux d’impunité avoisinerait les 100 %, illustrant les difficultés à identifier, poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes.
Pourtant, des avancées ont été enregistrées depuis l’adoption, en 2012, du Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Mais, plus d’une décennie après cette initiative, les mécanismes de protection et de justice peinent encore à produire des résultats suffisants pour mettre fin à ces violences.
Au Tchad, le bureau des Nations Unies réaffirme, à travers cette commémoration, son engagement en faveur de la protection des professionnels des médias. Il rappelle leur rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie, la promotion des droits humains et l’accès des citoyens à une information fiable.
Cette journée constitue également un moment de réflexion sur la nécessité de renforcer la protection des journalistes, de garantir leur liberté d’expression et de lutter contre l’impunité. Car protéger ceux qui informent, c’est aussi préserver le droit des citoyens à être informés.
Source : Nations Unies Tchad.




