Mayo-KebbiOuest: À Pala, l’ouverture des rues ravive les inquiétudes des populations de Madagascar et du centre-ville

À quelques jours du lancement des travaux d’ouverture de certaines voies dans la ville de Pala, les populations des quartiers Madagascar et du centre-ville s’interrogent sur les conditions de leur mobilité, notamment en raison de l’effondrement du pont de Madagascar, qui demeure sans réparation depuis plusieurs années.

À quelques jours du lancement des travaux d’ouverture de certaines voies dans la ville de Pala, les populations des quartiers Madagascar et du centre-ville s’interrogent sur les conditions de leur mobilité, notamment en raison de l’effondrement du pont de Madagascar, qui demeure sans réparation depuis plusieurs années.

Dans un communiqué rendu public récemment, le maire de la ville de Pala, Dr Armi Jonas, informe les habitants du quartier Yatelim, dans le 3ᵉ arrondissement, et ceux du quartier Madagascar, dans le 2ᵉ arrondissement, du passage des engins lourds prévu le 13 novembre 2026. Cette opération vise à procéder à l’ouverture de certaines rues afin de faciliter la circulation et d’améliorer la fluidité du trafic urbain.

Selon le communiqué, les occupants des concessions concernées par les travaux, notamment celles ayant fait l’objet de marquages à la peinture, sont invités à libérer les emprises au plus tard le 12 novembre, en prévision du démarrage des opérations.

Cependant, cette annonce suscite des interrogations au sein des populations concernées, particulièrement celles du quartier Madagascar et du centre-ville. Leur principale préoccupation porte sur le devenir du pont de Madagascar, effondré depuis plusieurs années et qui constitue un point de passage important entre les deux zones.

Pour ces habitants, l’ouverture de nouvelles voies risque de poser davantage de difficultés de déplacement si la question de la réhabilitation du pont n’est pas prise en compte. Comment les habitants de Madagascar pourront-ils rejoindre facilement le centre-ville ? Et comment les commerçants et les autres usagers du centre-ville pourront-ils accéder à ce quartier pour leurs activités et leur approvisionnement ?Une autre préoccupation concerne le gros tuyau de la Société tchadienne des eaux (STE), qui traverse le pont et contribue à l’approvisionnement en eau des populations. Son sort pendant les éventuels travaux et les dispositions envisagées pour garantir la continuité de la distribution d’eau restent également des questions soulevées par les habitants.

Face à ces préoccupations, les populations attendent des éclaircissements de la municipalité sur les mesures d’accompagnement envisagées, notamment concernant la réhabilitation du pont et la sécurisation de la conduite d’eau.

Au-delà de l’ouverture des rues, elles souhaitent que les aménagements urbains prennent également en compte leurs besoins quotidiens en matière de mobilité et d’accès aux services essentiels.

Ndjabo Thomas Ali
Ndjabo Thomas Ali
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