Burundi : lors du 64ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président Ndayishimiye critique vivement intellectuels et ONG

À l’occasion des cérémonies marquant le 64ᵉ anniversaire de l’indépendance du Burundi, le président Évariste Ndayishimiye a tenu un discours offensif à l’égard de certains acteurs politiques, intellectuels et organisations de la société civile, accusés de relayer des discours étrangers et de fragiliser l’action de l’État.

À l’occasion des cérémonies marquant le 64ᵉ anniversaire de l’indépendance du Burundi, le président Évariste Ndayishimiye a tenu un discours offensif à l’égard de certains acteurs politiques, intellectuels et organisations de la société civile, accusés de relayer des discours étrangers et de fragiliser l’action de l’État.

Dans une allocution prononcée dans le cadre des festivités nationales, le chef de l’État a dénoncé ce qu’il considère comme une attitude de défiance systématique envers les institutions burundaises. Il a établi un parallèle entre les critiques actuelles et des dynamiques historiques qu’il a qualifiées de persistances de l’influence coloniale dans le débat public.

« Jusqu’à présent, c’est regrettable de voir qu’il y a des gens qui se comportent comme des surveillants travaillant pour le compte des colons », a-t-il déclaré, estimant que certains rapports produits par des organisations nationales et internationales constituent des attaques contre la souveraineté de l’État.

Le président Ndayishimiye a également fustigé une partie des élites intellectuelles et des ONG locales, qu’il accuse de ne pas accompagner les autorités dans la gestion des difficultés du pays. Selon lui, ces acteurs devraient adopter une posture plus constructive face aux défis nationaux plutôt que de relayer des critiques qu’il juge inspirées de l’extérieur.

« Au lieu de faire un clin d’œil aux autorités lorsqu’il y a des problèmes, ils nous accusent », a-t-il déploré, dans un contexte marqué par des tensions récurrentes autour des questions de gouvernance, de droits humains et de conditions socio-économiques dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Ces déclarations interviennent alors que le Burundi célèbre son indépendance acquise en 1962 vis-à-vis de la Belgique, à travers des défilés civils et militaires, des manifestations culturelles et plusieurs rassemblements officiels organisés dans différentes provinces. Le 1er juillet demeure une date symbolique et chômée sur l’ensemble du territoire national.

Au-delà des festivités, ce nouvel échange entre le pouvoir et certains segments de la société civile illustre la persistance de divergences profondes sur la lecture de la situation nationale et sur le rôle des contre-pouvoirs dans l’espace public burundais.

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