Les ministres en charge des questions de paix et de sécurité des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis, mercredi 15 juillet, à Freetown, à l’occasion de la 56ᵉ session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité (CMS) au niveau ministériel. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises sécuritaires, politiques et humanitaires qui fragilisent la région ouest-africaine.
Au cœur des travaux figuraient plusieurs dossiers stratégiques, notamment l’évolution de la situation sécuritaire et politique en Afrique de l’Ouest, l’activation de la Force en attente de la CEDEAO, la crise humanitaire dans plusieurs pays de la région, ainsi que l’état d’avancement des centres d’alerte précoce et de réponse rapide de l’organisation.
Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, a appelé les États membres à renforcer leur solidarité et à privilégier une action collective pour faire face aux menaces communes. Il a insisté sur l’importance de consolider la diplomatie préventive, les mécanismes de médiation et les systèmes d’alerte précoce, tout en accélérant l’opérationnalisation de la Force en attente de la CEDEAO. Selon lui, la paix, la gouvernance démocratique et la coopération régionale demeurent les piliers indispensables à la concrétisation de la Vision 2050 de l’organisation.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Timothy Musa Kabba, également président du Conseil des ministres de la CEDEAO, a réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir la paix, la stabilité et la gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest.
En marge de cette session, les ministres ont également tenu une réunion conjointe consacrée au Pacte pour l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur un projet de pacte et une déclaration visant à redynamiser l’intégration régionale en la rendant davantage centrée sur les citoyens, plus résiliente et mieux adaptée aux défis géopolitiques et géostratégiques actuels, dans un contexte de remise en question du multilatéralisme.
À travers cette double rencontre, la CEDEAO entend réaffirmer sa volonté de préserver la stabilité régionale tout en jetant les bases d’une intégration plus inclusive, capable de répondre aux attentes des populations et aux mutations du contexte international.




