À Bangui, le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a ordonné le retrait du gouvernement des ministres récemment élus députés, marquant une nouvelle étape dans la recomposition de l’exécutif.
Dans une note officielle signée par le ministre secrétaire général du gouvernement, les membres de l’exécutif concernés ont été instruits de rejoindre sans délai leurs sièges à l’Assemblée nationale. Cette décision, prise sur instruction directe du chef de l’État, s’inscrit dans une volonté affichée de renouveler l’équipe gouvernementale.
Selon des sources proches de la présidence, le chef de l’État ambitionne de former un gouvernement « neuf », composé de nouvelles personnalités, dans le but de redynamiser l’action publique. Cette orientation intervient dans un contexte politique marqué par la tenue d’une session extraordinaire du Parlement, convoquée par le président lui-même.
Au moment de la mise sous presse, sept ministres élus députés avaient déjà pris leurs fonctions à l’Assemblée nationale. Il s’agit de Hyppolite Ngaté, Pierre Somse, Maxime Balalou, Josiane Bemakassoui, Arthur Piri, Simplice Zingas et Thierry Kamach, désormais investis comme représentants de la nation.
Cette réorganisation en cours pourrait ouvrir la voie à un remaniement gouvernemental d’ampleur, alors que les attentes restent fortes quant à l’efficacité et au renouvellement de l’action publique en République centrafricaine.


