Centrafrique : Touadéra lance la VIIᵉ République sous le signe de la rigueur et des résultats

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a donné le ton de son nouveau mandat en présidant, jeudi à la Cité des Chefs d’État, le premier Conseil des ministres de la VIIᵉ République. Devant les membres du gouvernement nouvellement constitués, le chef de l’État a présenté cette rencontre comme l’acte fondateur d’une nouvelle phase de transformation nationale, plaçant la refondation de l’État au cœur de son action.

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a donné le ton de son nouveau mandat en présidant, jeudi à la Cité des Chefs d’État, le premier Conseil des ministres de la VIIᵉ République. Devant les membres du gouvernement nouvellement constitués, le chef de l’État a présenté cette rencontre comme l’acte fondateur d’une nouvelle phase de transformation nationale, plaçant la refondation de l’État au cœur de son action.

Dans une intervention marquée par la fermeté, le président a rappelé que la mise en place de la VIIᵉ République, approuvée par le peuple centrafricain, impose désormais une exigence de résultats à l’ensemble de l’exécutif. Selon lui, la confiance renouvelée des électeurs lors du scrutin présidentiel de décembre 2025 doit se traduire par une gouvernance exemplaire, fondée sur la responsabilité, la discipline et l’efficacité.

Le chef de l’État a indiqué avoir constitué une équipe gouvernementale reposant sur les principes de compétence, de patriotisme et de représentativité nationale. Il a toutefois averti que les fonctions ministérielles ne sauraient être considérées comme des privilèges, mais comme une mission au service exclusif de la nation. Dans cette perspective, il a appelé à rompre définitivement avec les pratiques qu’il juge contraires à la bonne gouvernance, notamment le favoritisme, le népotisme et les rivalités internes.

Plaçant la culture du résultat au centre de l’action publique, Faustin-Archange Touadéra a annoncé la mise en place d’un système d’évaluation régulière des performances ministérielles. Chaque département recevra une lettre de mission définissant des objectifs précis, tandis que les insuffisances répétées pourraient conduire à des remaniements. Cette démarche vise, selon lui, à instaurer davantage de redevabilité dans la conduite des affaires publiques.

Le président centrafricain a également fait de la modernisation administrative un axe prioritaire. Il a plaidé pour l’accélération de la digitalisation des services publics, la valorisation du mérite dans les nominations administratives ainsi qu’une meilleure gestion des ressources humaines. Dans le même temps, il a réaffirmé sa politique de tolérance zéro contre la corruption, les détournements de fonds publics et les abus de pouvoir, promettant des sanctions sans distinction de rang ou de fonction.

Sur le plan institutionnel, le chef de l’État a insisté sur la solidarité gouvernementale, le respect de la confidentialité des délibérations et le rôle central du Premier ministre dans la coordination de l’action de l’exécutif. Il a également exhorté les membres du gouvernement à faire preuve de ponctualité, d’assiduité et d’un sens élevé du devoir dans l’exercice de leurs responsabilités.

Concernant la communication publique, le président a appelé à une plus grande discipline, invitant les ministres à privilégier une communication institutionnelle responsable. Il a précisé que le ministère chargé de la Communication sera désormais le canal officiel pour la diffusion des principales orientations et décisions gouvernementales.

Parmi les priorités de la VIIᵉ République figurent la consolidation de la paix et de la sécurité, le renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, la création d’emplois pour les jeunes, la modernisation de l’agriculture ainsi que la transition numérique. Le président a également insisté sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, notamment l’eau potable, l’électricité, la santé et l’éducation.

Concluant son adresse, Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé son attachement à l’État de droit et à l’indépendance de la justice, estimant que la confiance des citoyens dans les institutions repose sur une application équitable de la loi. Invitant les membres du gouvernement à se mettre immédiatement au travail, il les a appelés à faire de « l’amour de la patrie » leur principale source d’inspiration dans l’accomplissement de leur mission au service de la République centrafricaine.

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