Les autorités locales de la préfecture du Haut-Mbomou franchissent une nouvelle étape dans leurs efforts de consolidation de la paix. Un comité de paix composé de dix membres a été officiellement mis en place le 1er juin à Obo afin de prévenir les conflits et de renforcer la cohésion sociale dans cette région marquée par des défis sécuritaires persistants.
Créée à l’initiative du préfet du Haut-Mbomou, cette structure a été présentée aux autorités administratives locales, au Comité de mise en œuvre préfectoral (CMOP) ainsi qu’à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Elle rassemble cinq anciens combattants démobilisés du groupe Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG), deux chefs de quartier et trois jeunes issus de la communauté locale.
La principale mission confiée à ce comité consiste à sensibiliser les combattants encore actifs afin de les encourager à abandonner les armes et à adhérer au processus de paix. À travers le dialogue et la proximité avec les populations concernées, les membres espèrent contribuer à réduire les tensions et à favoriser un climat de confiance dans la région.
Selon les responsables du comité, la démarche repose sur une implication communautaire forte et sur la conviction que la paix durable passe par l’engagement de tous les acteurs locaux. Malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire, les membres affichent leur détermination à œuvrer pour le retour de la stabilité à Obo et dans l’ensemble du Haut-Mbomou.
Le préfet, le colonel Leonard Mbele, a insisté sur l’importance du dialogue avec les groupes armés et les détenteurs d’armes. Pour lui, la réintégration des anciens combattants et leur participation à la reconstruction du pays constituent des éléments essentiels pour consolider la paix et favoriser le développement local.
Déjà opérationnel, le comité a lancé plusieurs actions de sensibilisation de proximité et diffusé des messages radiophoniques appelant les détenteurs d’armes et d’équipements militaires à les remettre volontairement aux autorités compétentes. Ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large visant à renforcer la sécurité et à encourager la réconciliation au sein des communautés affectées par les violences.
Avec cette nouvelle structure, les autorités espèrent créer un cadre de dialogue permanent capable d’accompagner les efforts de pacification et de contribuer durablement à la stabilité du Haut-Mbomou.




