Le Togo ambitionne de restaurer 20.000 hectares de forêts d’ici 2027 dans le cadre d’un vaste programme de lutte contre la déforestation et la dégradation des terres. Cette initiative, menée en partenariat avec Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a été au centre d’un atelier d’échanges organisé à Kpalimé, selon la presse locale.
Face à la progression continue de la déforestation, les autorités togolaises veulent intensifier les actions de reboisement afin de préserver les ressources naturelles et renforcer la résilience des populations rurales. Les terres dégradées constituent désormais un enjeu majeur pour le pays, notamment en raison de leurs impacts sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et les conditions de vie des habitants.
Le chargé du bureau de la FAO au Togo, Djiwa Oyétoundé, a alerté sur l’ampleur du phénomène. Selon lui, la dégradation des terres représente aujourd’hui « une menace majeure pour les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la résilience des populations ». Une situation qui pousse les autorités et leurs partenaires à multiplier les initiatives environnementales.
Le programme de restauration forestière s’inscrit dans l’initiative africaine AFR100, à travers laquelle le Togo s’est engagé à restaurer 1,4 million d’hectares de terres dégradées à long terme. L’objectif des 20.000 hectares constitue ainsi une étape stratégique dans cette ambition continentale portée par plusieurs pays africains.
Au-delà des enjeux environnementaux, le projet entend également favoriser le développement économique local. Les autorités togolaises misent notamment sur la création de pépinières et d’activités liées au reboisement pour générer des emplois durables dans les zones rurales. Cette approche devrait permettre de soutenir les revenus des ménages tout en impliquant davantage les communautés dans la protection des écosystèmes.
Avec cette initiative, le Togo cherche à concilier préservation de l’environnement, adaptation au changement climatique et développement socio-économique, dans un contexte où les effets de la déforestation deviennent de plus en plus visibles en Afrique de l’Ouest.



