Marine Le Pen a connu un début de campagne mouvementé lors de son déplacement dans la Sarthe, quelques heures après sa condamnation en appel dans l’affaire des emplois présumés fictifs liés au Rassemblement national. Si son arrivée a d’abord été saluée par les applaudissements de ses partisans, l’événement a rapidement été perturbé par une manifestation d’opposants.
Munis de casseroles, les manifestants ont interrompu le rassemblement en scandant notamment : « Pas de délinquants au gouvernement ! », exprimant leur rejet de la dirigeante du RN. Les protestataires ont ainsi transformé cette première sortie de campagne en démonstration de contestation, sous les regards des sympathisants venus lui apporter leur soutien.
Plus tôt dans la journée du mardi 8 juillet, la cour d’appel a condamné Marine Le Pen à une peine d’un an de détention sous bracelet électronique ainsi qu’à 15 mois d’inéligibilité dans le cadre de l’affaire de détournement de fonds publics impliquant le Rassemblement national. Cette décision judiciaire intervient dans un contexte politique particulièrement sensible et pourrait peser sur la suite de sa campagne.
Cet épisode illustre la forte polarisation qui entoure la figure de Marine Le Pen, entre une base militante mobilisée et des opposants déterminés à contester sa présence sur la scène politique.




