Laï : sept détenus retrouvent la liberté au titre d’une grâce présidentielle

À la Maison d’arrêt de Laï, sept détenus ont recouvré la liberté ce lundi 28 septembre 2026, dans le cadre de la remise collective de peine accordée par décret présidentiel. Une cérémonie officielle a marqué leur retour auprès de leurs familles, sous le signe de la réinsertion et de la seconde chance.

À la Maison d’arrêt de Laï, sept détenus ont recouvré la liberté ce lundi 28 septembre 2026, dans le cadre de la remise collective de peine accordée par décret présidentiel. Une cérémonie officielle a marqué leur retour auprès de leurs familles, sous le signe de la réinsertion et de la seconde chance.

L’émotion était perceptible ce lundi à la Maison d’arrêt de Laï, dans la province de la Tandjilé. Sept détenus ont quitté l’établissement pénitentiaire après avoir bénéficié de la remise collective de peine prévue par le décret présidentiel n°2151 du 14 août 2026. Entourés de leurs proches, ils ont reçu leurs actes de libération au cours d’une cérémonie réunissant les autorités administratives, judiciaires et traditionnelles de la province.

Présidée par le Délégué général du gouvernement auprès de la province de la Tandjilé, Dr Néné Ehemir Torna, la cérémonie a rassemblé notamment les représentants du corps judiciaire, les chefs de services provinciaux et les autorités traditionnelles. Au-delà de la dimension institutionnelle, l’événement a été présenté comme une étape vers la réintégration des bénéficiaires dans la société.

« Une opportunité » à ne pas gâcherPrenant la parole, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Laï, Moustapha Djemadji, a rappelé aux sept bénéficiaires que la mesure de clémence ne remet pas en cause la condamnation prononcée par la justice. Il les a ainsi exhortés à tirer les leçons de leur passage en détention et à faire en sorte que cette expérience demeure leur unique confrontation avec l’univers carcéral.

Pour le magistrat, cette liberté retrouvée constitue avant tout une responsabilité. Les bénéficiaires sont appelés à reprendre leur place au sein de leurs familles et de la communauté dans le respect des lois et des règles de vie collective.

La réinsertion au cœur du message

Le Délégué général du gouvernement a, pour sa part, insisté sur la dimension humaine de la décision présidentielle. « La prison n’est pas une fin en soi », a déclaré Dr Néné Ehemir Torna, mettant en avant la nécessité d’accompagner les personnes libérées dans leur retour à la vie civile.

Il a également évoqué les efforts engagés avec l’appui des partenaires techniques et financiers pour renforcer les mécanismes et structures de réinsertion sociale dans la province. L’objectif est notamment de permettre aux personnes ayant purgé une peine ou bénéficié d’une mesure de clémence de retrouver progressivement leur autonomie et leur place dans la communauté.

Transformer la liberté en nouvelle chance

S’adressant directement aux sept hommes désormais libres, le Délégué général les a appelés à faire preuve de responsabilité, de pardon et de détermination. Il les a encouragés à considérer cette nouvelle étape comme une occasion de reconstruire leur vie, de retrouver leurs foyers et de contribuer positivement au développement économique et social de la Tandjilé.

Pour ces sept bénéficiaires, la cérémonie de Laï marque ainsi bien plus qu’une sortie de prison : elle ouvre une nouvelle étape, dont la réussite dépendra désormais de leur capacité à transformer cette liberté retrouvée en véritable parcours de réinsertion.

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