À l’occasion du Salon International Féminin du Livre et des Arts du Gabon, tenu à Libreville, la littérature féminine du Tchad a été brillamment représentée ce vendredi 26 juin à l’Hôtel de Ville. Trois panelistes tchadiennes y ont présenté un panorama riche et structuré de la création littéraire féminine de leur pays.
Au cours de cette communication, Priscilla Lopiamadji et Patricia Guedam ont retracé le parcours des pionnières ainsi que celui des figures majeures de cette littérature en pleine évolution. Elles ont mis en évidence la place déterminante de ces auteures dans l’émergence et le rayonnement des lettres tchadiennes, soulignant leur contribution à la construction d’un imaginaire littéraire national.

« Nous avons voulu rappeler que la littérature féminine tchadienne ne date pas d’hier, mais qu’elle s’est construite grâce à des femmes audacieuses qui ont ouvert la voie », ont-elles laissé entendre au cours de leurs échanges avec le public, visiblement attentif et curieux de découvrir cet univers encore peu connu.
De son côté, Bilong Dingamnaial Brenda s’est concentrée sur la jeune génération d’auteures tchadiennes. Elle a mis en avant les initiatives portées par les Éditions Salon des Belles Lettres, visant à détecter, former et accompagner les jeunes femmes souhaitant s’engager dans l’écriture. Elle a également insisté sur l’importance accordée à la littérature jeunesse comme outil de transmission des valeurs et de formation citoyenne.

Ces interventions ont permis au public gabonais de découvrir une scène littéraire féminine tchadienne encore jeune, mais déjà dynamique et prometteuse, nourrie par les réalités et les imaginaires des rives du Chari, du Logone et du lac Tchad.
Au-delà de la présentation académique, cette rencontre a surtout mis en évidence la vitalité créatrice des femmes de lettres tchadiennes et leur ambition de faire entendre leurs voix bien au-delà des frontières nationales, dans un espace littéraire africain en pleine effervescence.





