Dans la province du Ouaddaï, la recherche de solutions durables face aux difficultés économiques se poursuit. Une mission conjointe réunissant le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Centre national d’assistance aux réfugiés (CNAR) et les ministères en charge de l’Action sociale et du Commerce poursuit ses consultations auprès des autorités et des acteurs locaux.
Après Farchana et Hadjer-Hadid, la délégation a posé ses valises ce mercredi à Abéché, où elle a échangé avec les autorités provinciales, les membres du Conseil provincial ainsi qu’avec plusieurs acteurs du secteur économique. Au cœur des discussions : les obstacles qui limitent l’accès des populations aux marchés, au financement et aux opportunités d’activités génératrices de revenus.
Reçue par le président par intérim du Conseil provincial, Ilyas Haroun Matar, la mission s’est également penchée sur les conditions de vie des réfugiés et des communautés hôtes. La cohésion sociale et les moyens de consolider les activités économiques locales figuraient aussi parmi les principaux sujets abordés.
Au-delà du constat, l’initiative entend déboucher sur des pistes d’action concrètes. Le HCR et ses partenaires souhaitent établir un diagnostic partagé des besoins et travailler avec le secteur privé à l’élaboration d’une feuille de route. Celle-ci devrait notamment viser à attirer davantage d’investissements, favoriser la création d’emplois et soutenir les initiatives économiques locales.
Dans une province où réfugiés et communautés hôtes partagent les mêmes espaces et font face à des défis économiques communs, le renforcement des moyens de subsistance apparaît ainsi comme un levier à la fois économique et social. L’objectif affiché est de favoriser une résilience durable, en donnant aux populations davantage de possibilités de participer au développement de leur territoire.





