La diplomatie allemande propose de faciliter les échanges entre les parties, en coordination avec Washington et Doha, pour contribuer au règlement pacifique de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu ce samedi 24 octobre 2026, à la Cité de l’Union africaine, Serap Güler, ministre adjointe aux Affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne. Au centre de cette rencontre : la situation sécuritaire dans l’est du pays, les perspectives de paix dans la région des Grands Lacs et le renforcement des relations bilatérales entre Kinshasa et Berlin.
Berlin réaffirme son attachement à la souveraineté congolaise
Les échanges ont notamment porté sur ce que les autorités congolaises qualifient de guerre d’agression rwandaise. À cette occasion, la représentante allemande a rappelé que les préoccupations sécuritaires du Rwanda ne sauraient justifier une violation du droit international ni une atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.
Cette déclaration traduit la position exprimée par Berlin sur la nécessité de respecter les principes du droit international dans la recherche d’une issue à la crise. Elle intervient dans un contexte où les initiatives diplomatiques se poursuivent pour favoriser une désescalade des tensions et restaurer la stabilité dans les Grands Lacs.
L’Allemagne propose une facilitation diplomatique
Au-delà de cette prise de position, Serap Güler a fait part de la disponibilité de son pays à contribuer aux efforts de médiation. Elle a proposé que l’Allemagne, qu’elle présente comme défendant une position neutre, facilite la transmission de messages entre les parties, en coordination avec les États-Unis et le Qatar.
« J’ai proposé au Président Félix Tshisekedi que l’Allemagne, qui défend une position neutre, serve de médiateur pour transmettre des messages clairs et contribuer à faire progresser les processus de paix », a-t-elle indiqué.
Cette proposition vise à soutenir les démarches diplomatiques engagées pour parvenir à une solution pacifique. Sa concrétisation dépendra toutefois des modalités de coordination entre les différents acteurs et de la suite réservée à cette initiative.
La coopération économique et sanitaire également au menu
La rencontre a également permis d’aborder les perspectives de renforcement des relations entre la RDC et l’Allemagne dans plusieurs secteurs, notamment l’économie, la culture et la santé. Les discussions ont évoqué de futurs investissements privés susceptibles de consolider les échanges entre les deux pays.
Le volet sanitaire a, lui aussi, occupé une place importante, avec la question de l’appui financier et technique allemand face à l’épidémie d’Ebola signalée en RDC. Cette assistance envisagée pourrait contribuer aux efforts de réponse sanitaire et au renforcement des capacités nationales de lutte contre la maladie.
À travers ces différents axes, Kinshasa et Berlin entendent poursuivre leur dialogue sur les enjeux de sécurité régionale tout en élargissant leur coopération bilatérale. Reste à savoir dans quelle mesure la proposition allemande de facilitation diplomatique pourra contribuer à faire avancer les processus de paix dans les Grands Lacs.





