Bukavu a vécu un lundi 14 septembre 2026 particulièrement douloureux. Vingt-sept écoliers, morts quatre jours plus tôt dans des bousculades consécutives à l’incendie des écoles Furaha et Ujamaa, à Kadutu, ont été conduits à leur dernière demeure au cimetière Ruzizi.
Dans une atmosphère lourde d’émotion, familles, proches, responsables politiques et militaires ainsi que plusieurs habitants de Bukavu se sont réunis pour rendre un dernier hommage aux enfants victimes du drame survenu le 10 septembre.
La cérémonie funéraire a notamment été marquée par la présence de responsables de l’AFC-M23 venus de Goma, dont Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Lawrence Kanyuka. Leur participation est intervenue alors que la ville reste profondément marquée par cette tragédie qui a emporté plusieurs élèves dans des circonstances particulièrement dramatiques.
Une panique qui tourne au drame
Le 10 septembre, un incendie s’est déclaré dans les écoles Furaha et Ujamaa, dans la commune de Kadutu. La situation a rapidement provoqué un mouvement de panique parmi les élèves. Dans la confusion et les tentatives de sortie, une violente bousculade s’est produite, faisant plusieurs victimes.
Le bilan communiqué dans un premier temps faisait état de 29 décès. Il a depuis été réévalué et ramené à 27 morts, tous des écoliers.
Quatre jours après le drame, l’inhumation des victimes a donné une dimension encore plus poignante à la catastrophe. Pour les familles, la cérémonie marque certes le dernier adieu, mais elle ne met pas fin aux interrogations sur les circonstances ayant conduit à la mort de ces enfants.
Les questions de sécurité au cœur des préoccupations
Au-delà du recueillement, le drame relance le débat sur la sécurité des établissements scolaires à Bukavu, notamment face aux risques d’incendie et aux mouvements de panique qu’ils peuvent provoquer.
Des voix se sont élevées pour appeler à renforcer les dispositifs de prévention, les conditions d’évacuation et les mesures de protection des élèves. L’objectif affiché est d’éviter qu’un incendie ou toute autre situation d’urgence ne puisse à nouveau se transformer en catastrophe humaine.
Pour les familles endeuillées, cependant, l’urgence est également de comprendre. Comment l’incendie s’est-il propagé ? Quelles étaient les conditions d’évacuation des deux établissements ? Les mesures de sécurité étaient-elles suffisantes ?Autant de questions qui restent au centre des préoccupations et auxquelles les autorités devront apporter des réponses.
À Bukavu, les tombes de ces 27 écoliers rappellent désormais le lourd tribut payé lors de cette journée tragique. Le deuil est collectif, mais l’attente demeure : celle de faire toute la lumière sur le drame et de tirer les leçons nécessaires pour protéger les enfants.





