En République démocratique du Congo, la détention d’Emmanuel Ramazani Shadary continue d’alimenter les débats sur le respect des droits de la défense et le fonctionnement de la justice.
Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018 et secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ex-président Joseph Kabila, il totalise, ce vendredi, 210 jours de détention dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense, selon son entourage. Son fils, Me Paul Ramazani, dénonce une « séquestration prolongée » et affirme que son père demeure privé d’une procédure judiciaire transparente. Il estime qu’aucune justice « indépendante » n’a permis de faire la lumière sur cette affaire, tout en dénonçant une procédure qu’il qualifie d’irrégulière et un « droit de la défense » inexistant.
Arrêté en décembre 2025 à son domicile de Kinshasa, Emmanuel Ramazani Shadary est l’une des principales figures du PPRD interpellées dans un contexte de fortes tensions entre le pouvoir et les proches de Joseph Kabila. Les circonstances de son arrestation et les motifs de sa détention continuent de susciter des réactions de l’opposition, qui réclame des garanties sur le respect des droits fondamentaux et de l’État de droit. À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas publiquement répondu aux nouvelles déclarations de la famille de l’ancien ministre de l’Intérieur concernant la durée de sa détention et les critiques formulées sur la conduite de la procédure.




