Les Forces de soutien rapide (FSR), mouvement rebelle engagé dans le conflit au Soudan, ont accepté la proposition des États-Unis visant à instaurer une trêve humanitaire de trois mois. Toutefois, elles ont rejeté la demande de retrait progressif de leurs combattants des zones qu’elles occupent actuellement, selon des informations rapportées par le média Sudan Tribune.
D’après des représentants des FSR, cette trêve a pour objectif de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire sous l’égide des Nations unies vers les régions du Darfour et du Kordofan, durement touchées par les affrontements et la crise humanitaire.
En revanche, le mouvement refuse la proposition américaine prévoyant un retrait partiel et progressif de ses forces, notamment du Darfour du Nord et du Kordofan du Nord. Les responsables des FSR estiment que ces territoires constituent le reflet de leurs avancées militaires et affirment que tout futur accord devra prendre en compte les réalités du terrain.
Cette position pourrait compliquer les efforts diplomatiques visant à parvenir à un cessez-le-feu durable et à une solution négociée au conflit qui déchire le Soudan depuis plus de trois ans.




