Le chef de file de l’opposition démocratique, le sénateur Pahimi Padacké Albert, a vivement réagi au déroulement des élections législatives partielles organisées le 21 juin 2026 dans le département du Hadjer-Lamis. Dans une déclaration rendue publique au lendemain du scrutin, l’ancien Premier ministre a salué ce qu’il considère comme un rejet populaire du processus électoral par les habitants de la province.
Selon lui, la faible affluence observée dans les bureaux de vote traduirait l’adhésion des électeurs à l’appel au boycott lancé par l’opposition. Pahimi Padacké Albert affirme que moins de 10 % des électeurs se seraient déplacés pour voter, estimant que les bureaux de vote sont restés « quasiment déserts » tout au long de la journée. Il accuse par ailleurs l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE) de manquer d’indépendance et prédit la publication d’un taux de participation qu’il qualifie d’« imaginaire », suivi de la proclamation d’un résultat joué d’avance.
Dans son intervention, le leader de l’opposition a dénoncé ce qu’il décrit comme une compétition politique entre le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et ses alliés, qualifiant le scrutin de « grotesque » et de « honteux ». Au-delà des critiques adressées au processus électoral, il a également interpellé la classe dirigeante sur les valeurs morales et religieuses, estimant que l’exercice du pouvoir ne devrait pas être dissocié des principes d’éthique et de justice.
Cette sortie intervient alors que les résultats officiels des élections partielles sont attendus dans les prochains jours. Les autorités électorales n’ont pas encore réagi aux accusations formulées par le chef de file de l’opposition démocratique.



