Université de Pala : les enseignants-chercheurs du SYNECS déposent un préavis de grève d’un mois

Les tensions montent au sein de l’Université de Pala. Réunis en Assemblée générale ordinaire le 02 mai 2026 sur le campus de Zamadig, les enseignants-chercheurs, membres de la section locale du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SYNECS), ont décidé de durcir le ton face à ce qu’ils qualifient de non-respect des engagements administratifs et académiques.

Les tensions montent au sein de l’Université de Pala. Réunis en Assemblée générale ordinaire le 02 mai 2026 sur le campus de Zamadig, les enseignants-chercheurs, membres de la section locale du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SYNECS), ont décidé de durcir le ton face à ce qu’ils qualifient de non-respect des engagements administratifs et académiques.

Dans un communiqué de presse rendu public, les enseignants-chercheurs dénoncent plusieurs points de revendication restés, selon eux, sans réponse satisfaisante. Il s’agit notamment du paiement des heures supplémentaires des années académiques 2023-2024 et 2024-2025, du règlement des frais de commission de recrutement pour les sessions 2024/2025 et 2025/2026, ainsi que de la question de l’affiliation de l’institution à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Les membres du SYNECS affirment également constater des insuffisances persistantes en matière de connectivité internet sur le campus de Zamadig, un outil pourtant jugé essentiel pour la recherche et l’enseignement supérieur.

Plus préoccupant encore, le syndicat indique que l’Université de Pala ne remplirait pas pleinement ses engagements vis-à-vis du CAMES et ne serait pas affiliée à l’AUF, des situations jugées préjudiciables au rayonnement académique de l’établissement et à la reconnaissance des carrières universitaires.

Face à ce constat, la section SYNECS de l’Université de Pala a annoncé le dépôt d’un préavis de grève d’un (1) mois, allant du 05 mai au 05 juin 2026 inclus. À travers cette décision, les enseignants-chercheurs entendent attirer l’attention des autorités universitaires sur l’urgence de résoudre ces préoccupations et de mettre en place un mécanisme durable garantissant le respect de leurs droits.

Toutefois, le syndicat se veut ouvert au dialogue. Fidèle à ce qu’il qualifie d’« esprit de responsabilité », le SYNECS affirme rester disponible pour toute concertation constructive susceptible d’aboutir à une solution avant l’expiration du préavis. À défaut, la section se réserve le droit d’engager des actions de plus grande envergure.

Cette nouvelle tension sociale intervient dans un contexte où les établissements d’enseignement supérieur font face à de multiples défis liés aux conditions de travail, aux infrastructures et à la gouvernance académique.

Ndjabo Thomas Ali
Ndjabo Thomas Ali
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