Tchad : le Parti Réformiste dénonce l’interdiction des marches pacifiques et appelle à l’ouverture de l’espace politique

Le Parti Réformiste (PR) est monté au créneau pour condamner ce qu’il qualifie d’« interdiction systématique » des manifestations pacifiques dans le pays. Dans un communiqué de presse rendu public le 26 avril 2026, la formation politique fustige une pratique observée, selon elle, depuis l’avènement de la Cinquième République, et qui toucherait particulièrement les partis politiques et les organisations de la société civile. Le PR cite notamment l’interdiction de la marche du GCAP, prévue le 2 mai 2026, comme illustration de cette restriction de l’espace d’expression publique.

Le Parti Réformiste (PR) est monté au créneau pour condamner ce qu’il qualifie d’« interdiction systématique » des manifestations pacifiques dans le pays. Dans un communiqué de presse rendu public le 26 avril 2026, la formation politique fustige une pratique observée, selon elle, depuis l’avènement de la Cinquième République, et qui toucherait particulièrement les partis politiques et les organisations de la société civile. Le PR cite notamment l’interdiction de la marche du GCAP, prévue le 2 mai 2026, comme illustration de cette restriction de l’espace d’expression publique.

Au-delà de cette interdiction, le parti dénonce également une « instrumentalisation de l’appareil judiciaire » à des fins répressives contre les acteurs politiques et civiques. Une telle situation, souligne-t-il, constituerait une atteinte grave aux libertés fondamentales et compromettrait l’édification d’une démocratie réellement participative au Tchad. Le communiqué met en garde contre un risque de retour à des pratiques autoritaires, susceptibles de replonger le pays dans des périodes sombres de son histoire politique.

Face à ces préoccupations, le Parti Réformiste appelle les autorités tchadiennes à agir sans délai pour rouvrir l’espace politique et garantir à chaque acteur de la vie publique la possibilité de jouer pleinement son rôle dans la construction nationale. Il exhorte également le gouvernement à respecter et protéger le droit aux manifestations pacifiques, rappelant que cette liberté est consacrée par la Constitution.

Signé par son porte-parole, Guenangbei Oueiri Bertrand, le communiqué s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des libertés publiques au Tchad, où plusieurs voix de l’opposition dénoncent un rétrécissement de l’espace démocratique.

Constant Danimbe
Constant Danimbe
Articles: 2745

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *