Un communiqué du cabinet du président honoraire Joseph Kabila, publié le 30 avril, exprime une vive réaction à la décision des États-Unis d’imposer des sanctions à son encontre. Le document évoque une mesure « profondément injustifiée », politiquement motivée et reposant, selon ses auteurs, sur des accusations « non étayées par des preuves irréfutables ».
Dans ce texte officiel, l’ancien chef de l’État de la République démocratique du Congo rappelle son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019. Il met en avant ses efforts en faveur de la réunification nationale, de la stabilisation de la région des Grands Lacs et de la première alternance pacifique au sommet de l’État, présentée comme un tournant historique pour le pays.
Le communiqué critique également les fondements des sanctions américaines, accusant Washington de s’appuyer sur un « narratif » du pouvoir en place à Kinshasa qui, selon lui, n’aurait pas réussi à prouver les accusations portées contre lui devant les juridictions compétentes. Une situation qui pourrait être interprétée, poursuit le texte, comme un soutien implicite à des pratiques autoritaires et à la restriction des libertés politiques en République démocratique du Congo.
Sur le plan politique, Joseph Kabila réaffirme son attachement à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la recherche d’une solution inclusive à la crise que traverse le pays. Il appelle les États-Unis à orienter leur implication vers une résolution durable des problèmes structurels de gouvernance, au-delà des enjeux sécuritaires limités à l’Est du territoire.
Le document annonce également une riposte juridique. L’ancien président se réserve le droit d’activer toutes les voies légales pour contester les sanctions, exiger des preuves et défendre son honneur ainsi que son héritage politique.
Enfin, le communiqué se conclut sur un appel à la mobilisation citoyenne contre toute forme de gouvernance jugée contraire à la Constitution. Joseph Kabila affirme sa détermination à œuvrer pour le rétablissement de l’État de droit, de la démocratie et de la cohésion nationale, conditions qu’il estime essentielles à une paix durable en République démocratique du Congo.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des rivalités persistantes entre l’ancien régime et les autorités actuelles, sur fond d’enjeux sécuritaires et institutionnels majeurs.



