Dans un communiqué rendu public ce 4 mai 2026, le Médiateur de la République du Tchad exprime une vive inquiétude face à la dégradation progressive du tissu social, marquée par des actes de violence et des pratiques coercitives liées à certaines traditions. Tout en réaffirmant l’attachement de l’institution aux principes fondamentaux de l’État, notamment la laïcité, le document souligne que la diversité religieuse et culturelle constitue une richesse nationale qui ne peut prospérer que dans le respect mutuel et la tolérance.
Le Médiateur met en garde contre toute forme d’imposition de croyances ou de pratiques culturelles, rappelant qu’aucun citoyen ne peut être contraint d’adhérer à un rite ou à une tradition. De tels agissements, insiste-t-il, portent atteinte aux libertés individuelles, aux droits humains et risquent de fragiliser la paix sociale ainsi que l’unité nationale.
Face à cette situation jugée préoccupante, l’institution appelle le gouvernement à prendre des mesures urgentes, appropriées et fermes afin de mettre un terme à ces pratiques contraires à l’ordre public. Elle exhorte également l’ensemble des acteurs – autorités administratives, chefs traditionnels, leaders religieux et communautaires – à unir leurs efforts pour promouvoir la tolérance, prévenir les violences et renforcer l’harmonie sociale.
Enfin, le communiqué rappelle que la paix, le respect mutuel et la solidarité entre citoyens demeurent les piliers essentiels d’une nation stable et prospère, et qu’il incombe à tous de les préserver au quotidien.



