En marge d’une rencontre internationale tenue à Accra, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadji Abderahim, a pris part à un panel de haut niveau aux côtés de son homologue de la Gambie et du commissaire de la Commission de la CEMAC. Cette session, placée sous le thème « Future Fit – Prêt pour l’avenir », a porté sur les stratégies à mettre en œuvre pour renforcer les systèmes de santé afin de garantir des soins de qualité, même en période de crise, tout en les rendant plus résilients face aux défis émergents du XXIᵉ siècle.
Devant un auditoire composé d’experts et de partenaires techniques, le ministre tchadien a partagé l’expérience du Tchad en matière de santé publique, mettant en avant les innovations en cours et les particularités d’un système fortement sollicité. Il a souligné la pression exercée par l’afflux des réfugiés sur les infrastructures sanitaires nationales, une réalité qui fragilise les capacités de réponse mais qui appelle, selon lui, à davantage de solidarité internationale et d’accompagnement soutenu.
Dr Abdelmadji Abderahim a également insisté sur les réformes engagées par le gouvernement tchadien pour moderniser le système de santé et mieux répondre aux besoins des populations. Il a évoqué les investissements structurants en cours, les stratégies de lutte contre les pandémies, ainsi que la mise en œuvre de la plateforme « Une seule santé », considérée comme un pilier essentiel dans l’application du Règlement sanitaire international.
Abordant les enjeux globaux, le ministre a attiré l’attention sur la vulnérabilité du Tchad face aux effets des changements climatiques, qui aggravent les risques sanitaires et fragilisent davantage les communautés. Il a plaidé pour une meilleure intégration de la dimension santé dans les financements liés au dérèglement climatique, estimant que les impacts sanitaires doivent désormais être pris en compte dans les mécanismes internationaux de financement.
Ce panel a mis en lumière l’urgence d’une action coordonnée entre États et partenaires pour construire des systèmes de santé plus robustes, capables de résister aux crises sanitaires, humanitaires et climatiques, dans un contexte mondial de plus en plus incertain.



