À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Bureau exécutif provincial du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) dans le Mayo-Kebbi Est fait monter la pression. Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion du 24 août 2026 à Bongor, l’organisation syndicale dénonce une situation socio-économique jugée « délétère » pour les travailleurs tchadiens, particulièrement pour les enseignants.
Le syndicat estime que les enseignants ont accompli leur mission au cours de l’année scolaire 2025-2026, malgré les difficultés rencontrées. Il reproche toutefois au gouvernement de ne pas avoir donné suite, selon lui, à certains engagements attendus.
Au cœur des revendications figure notamment le protocole d’application du décret n°2850. Le bureau provincial du SET exige du gouvernement sa signature et sa publication, ainsi que le versement immédiat du reliquat correspondant au demi-salaire du mois de février aux enseignants concernés. Le syndicat souhaite que ces mesures soient prises avant le début de la nouvelle année scolaire.
Le SET réclame davantage de transparence dans les négociations
Le bureau provincial interpelle également la direction nationale du Syndicat des Enseignants du Tchad. Il lui demande de communiquer régulièrement aux militants l’état d’avancement des négociations autour du protocole d’application et de prendre les dispositions nécessaires pour harmoniser les actions revendicatives des différentes sections du syndicat.
Dans son communiqué, la structure syndicale appelle ainsi ses militants à rester « vigilants et soudés », tout en laissant planer la possibilité d’actions de plus grande ampleur si ses revendications ne trouvent pas de réponse satisfaisante.
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, cette prise de position du SET dans le Mayo-Kebbi Est intervient donc dans un contexte où la question des engagements sociaux envers les enseignants demeure au centre des préoccupations syndicales. Le gouvernement et les responsables nationaux du SET sont désormais appelés à clarifier l’évolution des discussions afin d’éviter une nouvelle crispation à la veille de la reprise des cours.




