Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration durcit les mesures encadrant l’utilisation des drones sur le territoire tchadien. Dans une circulaire datée du 14 septembre 2026, le ministre Ali Ahmat Aghabache annonce l’interdiction formelle de l’usage de « tout forme de drone », y compris dans le cadre de la couverture médiatique, des cérémonies, du journalisme et du reportage.
Adressée aux différentes composantes des Forces de sécurité intérieure (FSI), ainsi qu’aux médias et à l’ensemble de la population, la circulaire n°007/PR/PM/MSPI/SG/2026 ne prévoit aucune exception liée à la nature de l’activité. Les prises de vues aériennes réalisées à l’aide de drones pour documenter des événements, produire des reportages ou assurer une couverture journalistique sont ainsi explicitement concernées par la mesure.
Le département de la Sécurité publique met par ailleurs en garde contre tout manquement à cette interdiction. Les contrevenants s’exposent à des « sanctions graves », selon les termes du document signé à N’Djamena.
Pour assurer l’application de cette nouvelle directive, le Directeur général de la Police nationale, le Directeur général de la Gendarmerie nationale, le Directeur général des Renseignements et d’Investigations, ainsi que le Commandant de la Garde nationale et nomade du Tchad sont chargés d’en veiller à la stricte exécution.
Cette décision intervient alors que les drones sont devenus des outils de plus en plus utilisés dans la production audiovisuelle, la photographie, le journalisme et la communication institutionnelle. Elle impose désormais aux professionnels concernés de revoir leurs pratiques de prise de vues aériennes et de se conformer aux nouvelles restrictions annoncées par les autorités.




